Extrait du premier tome

(p. 257)

Zarya s’avança d’un pas calme, en regardant du coin de l’oeil Jonathan, qui décroisa les bras en voyant la jeune fille en noir se détacher ainsi du groupe. Zarya était vêtue d’une robe noire qui descendait au genou et Jonathan admira ses magnifiques cheveux noirs et ses yeux perçants bleu électrique que, même à cette distance, il voyait briller. Le jeune homme était sous l’emprise d’une force qui lui était inconnue. Les battements de son coeur s’accélérèrent et il ne pouvait plus détacher son regard de Zarya. Celle-ci était à présent devant le cristal, sous le regard attentif de Gabriel et, surtout, de Jonathan, et elle attendait le signal du professeur pour commencer son test.

— Quand vous serez prête, mademoiselle Adams ! lui dit le professeur Razny.

Zarya prit une position confortable, bien ancrée au sol, un pied devant l’autre et les mains tendues devant elle. Elle effaça tout ce qui l’entourait et se concentra. Cependant, elle ne pouvait oublier la présence de Jonathan qui la surveillait attentivement, ce qui lui donna un regain d’énergie. Le cristal se mit à changer de couleur, commençant par le rouge, suivi rapidement par le bleu, puis le vert... et bientôt le jaune. C’est alors qu’un phénomène étrange se produisit... C’était déjà arrivé à la Récré-A-Thèque, alors que Zarya livrait son combat de psychiforce contre Devon Ekin: le Fortitudo. Ses cheveux se soulevèrent, comme si elle touchait un objet saturé d’électricité statique. « Le phénomène se répète », se dit Gabriel qui était maintenant debout. Les gens tout autour se demandaient ce qui se passait. Les cheveux de la jeune fille flottaient et, pourtant, il n’y avait pas le moindre courant d’air dans la salle. Jonathan avait avancé d’un pas pour mieux observer le phénomène avec ses yeux de mage. Gabriel et lui regardaient l’aura de Zarya qui était à présent trois fois plus grande que la normale. C’est alors que Zarya déploya toute sa force intérieure et le cristal, qui était toujours jaune, devint blanc: un blanc immaculé qui éclaira la pièce comme les rayons du soleil, sous les yeux ébahis d’Abbie et de ses amis. Zarya, qui était entrée en transe, poussa son pouvoir de concentration à son paroxysme. Un vrombissement sourd emplit la salle. C’est à ce moment-là que... crac ! le dragon de marbre qui tenait le cristal se fissura sur toute sa longueur. Le bruit fit sortir Zarya de sa transe...

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