Extrait du deuxième tome

(p. 194)

Quelques instants plus tard, le groupe d’amis se retrouva près de la rivière Argolide, à deux kilomètres à l’est du Temple des Maîtres Drakar. Ils étaient à la recherche d’un ingrédient puissant et primordial que madame Barsac n’avait pas dans sa boutique.

— Je crois que nous sommes arrivés, dit Olivier.

— Tu as raison ! Madame Barsac a mentionné ce gros rocher en forme de tête de troll, approuva Zarya en montrant du doigt le rocher près d’un gros arbre centenaire.

— Allons, les garçons, dit Karine, c’est à vous de jouer maintenant.

— Pardon ! lança Jeremy en regardant Olivier. Mais c’est votre compétition, les filles !

— Voyons, les garçons, dit Karine avec un sourire envoûtant, soyez gentlemen ! Vous ne voudriez certainement pas que nous éclaboussions nos beaux vêtements...

— Mais... mais..., balbutia Jeremy, qui ne pouvait résister au magnifique sourire de Karine.

— Je crois qu’on n’a pas vraiment le choix, dit Olivier en regardant Abbie, qui lui adressait un sourire tout aussi ensorceleur.

— Tu as raison, vieux.

D’un geste parfaitement synchronisé, les deux garçons roulèrent le bas de leur pantalon jusqu’à mi-cuisse et pénétrèrent dans une eau tiède et limpide.

— Et que doit-on chercher ? questionna Olivier en retroussant ses manches. Un petit poisson multicolore ?...

— Ou peut-être un coquillage blanc comme celui-ci, dit Jeremy, en prenant un dans sa main pour le leur montrer.

— Vous devez trouver un serpent médèsen des eaux, dit Élodie d’un air placide.

— QUOI ! lancèrent les garçons en regardant autour d’eux avec de grands yeux écarquillés.

— En fait, ce sera plus simple de vous laisser trouver par lui ! poursuivit Élodie d’un air malicieux en regardant son frère.

— On doit seulement lui soustraire son venin, spécifia Karine en leur montrant un petit pot de verre.

— Ne vous en faites pas, les gars, continua Élodie, son venin est très puissant certes, mais il n’est pas mortel. Il est juste un peu... paralysant...

— Paralysant ! s’exclama Jeremy. Alors là, tu me rassures !

— Mais si je peux vous donner un petit conseil, suggéra Élodie, le mieux serait de ne pas vous faire mordre.

— Ha ! Ha ! Tu es vraiment tordante, la sœur.

Jeremy et Olivier se postèrent dos à dos et restèrent aux aguets.

— Et à quoi ressemble ce serpent ? demanda Olivier, toujours concentré.

— Il est fait sur le long...

— Ne me dis pas que c’est un serpent fait sur le long ! l’interrompit ironiquement Jeremy.

— Oui, et il est rouge avec des taches jaunes sur le crâne si tu veux savoir, précisa Élodie.

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